LOUP DE MON COEUR

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Gard : une louve retrouvée morte étranglée dans un piège ? One Voice porte plainte. 14 03 2023

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À Barjac dans le Gard, le corps d’une louve aurait été retrouvé au début du mois de mars, comme l'a révélé Midi Libre. Elle serait décédée après avoir agonisé dans un collet, un piège barbare pourtant légal. Ce sordide événement nous rappelle une fois encore que ces pièges d’un autre temps doivent être interdits. One Voice entend porter plainte pour destruction d’espèce protégée et infraction à la réglementation encadrant la pratique du piégeage.

 

Les collets, des pièges non sélectifs

Bien que les collets soient toujours autorisés par la loi, notamment pour piéger des renards, ils n’en restent pas moins des instruments cruels qui font terriblement souffrir les animaux attrapés.

 

Un des arguments favoris des piégeurs est celui de la soi-disant sélectivité de ces pièges, qui ne sont censés capturer que les espèces pour lesquelles ils ont été installés. Dans les faits pourtant, dès lors qu’ils sont disposés dans la nature, il est impossible d’empêcher d’autres animaux d’entrer en contact avec eux. C’est ainsi que l'existence de Cooky a pris fin, il y a bientôt cinq ans. Pour lui et pour sa famille, nous avions porté plainte.

 

Par ailleurs, même si ces pièges parviennent à capturer les individus de l’espèce ciblée, il ne faut pas oublier que le but ultime visé est l’abattage de ces animaux considérés comme gênants, voire « nuisibles » par les éleveurs et les chasseurs.

 

Les animaux qui ne meurent pas par strangulation peuvent agoniser des heures durant dans un piège à mâchoire, comme ce fut le cas de Cooper, pris dans un dispositif pourtant interdit. Ils peuvent aussi rester prisonniers d’un lacet métallique enserré autour d’une patte ou de l’abdomen, qui joue alors un rôle de garrot pouvant lacérer les chairs. En plus de la douleur physique, ils sont en proie à la peur et à un stress intense, restant aussi exposés aux conditions climatiques et à l’attaque d’autres animaux, avant d’être finalement abattus par le piégeur.

Comme le rappelle d’ailleurs le Dr Gilbert Proulx (biologiste franco-canadien reconnu internationalement pour ses travaux sur le piégeage des mammifères et son expertise en gestion de la faune) dans une étude de 2022* :

 

Chiens ou loups, même souffrance

Les loups, qui appartiennent pourtant à une espèce protégée et sont déjà abattus avec la complicité de l’État en plus d’être braconnés, doivent aussi se méfier des pièges. Pourtant, le piégeage d’une espèce protégée est strictement interdit par la loi et peut même s’apparenter à du braconnage.

 

Selon le journal qui a révélé l'affaire, l’Office français de la biodiversité a récupéré le corps de l’animal pour une autopsie et doit confirmer s’il s’agit ou non d’un loup. La photo qui y a été diffusée le 10 mars 2023 et le témoignage d’un ancien lieutenant de louveterie ayant eu accès à la dépouille laissent peu de doutes.

 

Mais soyons clairs : si la victime de cet instrument de torture s’avérait ne pas être un loup mais une chienne, ou tout autre animal, son agonie et sa souffrance auront été les mêmes. Pour elle aussi, One Voice demande justice.

 

Rejoignez-nous dans notre combat : signez notre pétition pour dire stop à la persécution des loups. Pour l’animal pris dans ce piège, One Voice porte plainte pour destruction d’espèce protégée le cas échéant et infraction à la réglementation encadrant la pratique du piégeage auprès du parquet d’Alès.



17/03/2023
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